Et si vous étiez... Une image.

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Et si vous étiez... Une image.

Message  Aëlys le Mar 8 Juil - 15:41

Voilà, je lance un nouveau sujet, un défi.

Le but est d'écrire un texte dans lequel vous serez une image (qu'elle soit photographique, publicitaire, etc.) et vous devrez narrer le vie de cette image.
Ensuite, une fois que vous considèrerez que votre texte est fini, postez le ici. Vous n'êtes absolument pas obligé de publier vos textes.

Je précise, pas de flood ici. Merci.

En guise d'exemple, voici mon texte :

Je suis là seul et je ne bouge pas.
Immobile, j’observe. Seul sur l’arc vouté du mur, personne ne passe. Ces heures défilent toutes les unes à la suite des autres, toutes identiques.
Quand soudain, les grilles s’ouvrent. Le matin doit être levé, et des hommes et des femmes défilent devant moi, tous différents mais tous ayant un point commun : tous partent travailler.
Certains s’arrêtent et me regardent, se demandant si oui ou non l’inscription : « La Renault Clio à 12 293 €, une occasion en or à ne pas louper ! » était vraie et si l’occasion en or à ne pas louper en était vraiment une.
Et le métro arrive.
Je vois alors toutes les personnes autour de moi monter dans ce fameux train et partir grâce à lui tandis que je m’imprime sur la rétine de chacun à leur insu grâce à l’ingénieuse orientation du mur, m’imprimant ainsi une dernière fois dans leur inconscient avant de les voir partir dans le sombre tunnel dans lequel les emmène le train.
Et c’est ainsi toute la journée jusqu’au soir, voyant des flots de personnes se déverser des escaliers et s’arrêter devant moi, certains riant des absurdités écrites, d’autres regardant avec attention, se demandant si c’est l’occasion de changer ou non de voiture.
E cette monotone routine continue, tous les jours jusqu’à ce soir, ce fameux soir.
Le soir, un homme est venu et m’a décroché de mon emplacement mural et me met au récupérateur de papier, pour me recycler, les hommes m’ayant utilisé ont dû juger que leur rentrées financières grâce à cette pub, c'est-à-dire moi, n’était pas suffisante et qu’il est inutile de continuer à gaspiller de l’argent en me laissant accrochée sur mon mur pour séduire des personnes par cette offre à ne pas louper.
Ma vie va donc se finir ainsi, mais j’ai cependant rempli ma fonction avant de quitter ce monde, inciter les gens à acheter, les inciter à dépenser de l’argent, les inciter à consommer.

Si vous le souhaitez, une fois que tout ceux qui voudront participer auront posté, vous pourrez voter pour votre texte préféré, et l'auteur vainqueur devra lancer lui même un nouveau sujet de défi assez recherché (bien que je sois fermement opposé au fait de voter pour un texte car il est meilleur que les autres...).

je pense qu'il faut lancer ce défi ouvert deux semaines puis le femrer pour en lancer un nouveau.

Allez, à vos stylos !
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Re: Et si vous étiez... Une image.

Message  Clara le Mer 9 Juil - 16:41

Alors, étant donné que mon premier texte ne me plaisait pas, j'ai profité que personne n'avait posté après moi pour en changer. J'en ai écrit la majorité en écoutant la très belle chanson Whoever Brings The Night de Nightwish. À écouter tout en lisant pour sublimer l'effet que produit cette "image"! Voici donc ce texte que j'ai intitulé :

Vamp(ire)

Je danse dans le noir, la nuit tombe sur moi, me pare de ses sombres joyaux. Il y a longtemps pour moi que le crépuscule est devenu une aurore, et que l’aurore même m’est devenue horreur. Qui suis-je ? Tu le comprendras bien assez tôt. Je danse telle Salomé réclamant la tête de Saint Jean-Baptiste. Ah, que ce nom me brûle ! J’en ressens la douleur au fond de ma poitrine. Silence. Je reprends mes mouvements. Une musique froide résonne, porteuse d’une horreur funèbre. Pourtant tu ne fuis pas, non. Tu restes. Tu restes parce que je te fascine, parce que je suis belle, d’une beauté macabre. Je suis la danseuse dansant avec les morts. Je suis la séduction des ténèbres, l’appel des ombres. Je suis ange déchu, colombe noire, sirène enchanteresse. Je suis hypnotique, un poison insidieux qui coule dans tes veines. Ce poison, tu le bois à ma coupe, à mes lèvres rouges comme le sang frais. Tu voudrais t’échapper, me fuir, mais ton côté sombre t’attire vers moi, et ce poison que tu hais t’enivre trop pour que tu puisses t’y arracher. Je me tords devant toi, avec une grâce surnaturelle et néfaste, digne d’un fantôme. J’ai la souplesse et l’agilité implacable d’une panthère noire, et l’aura de férocité et de danger qui l’entoure. Tu ressembles à un papillon attiré par la flamme qui va le brûler. Ma flamme. En moi tu vois la tentation de l’ombre. La fascination de la noirceur et de la mort, la fascination pour ta propre déchéance. Je suis sortie tout droit de tes fantasmes les plus sombres, ceux que tu caches au fond de toi. Les rayons glacés de la pleine lune brillent par une fenêtre, seule source de lumière. Tu t’approches malgré toi, tu ne peux résister à mon charme d’outre-tombe. Viens ! Je te souris d’un sourire à la fois doux et cruel, et par-dessus tout séducteur. Viens ! En m’enlaçant, ce sont les ténèbres et le mal même que tu étreins. Tu es trop proche maintenant, tu ne peux plus m’échapper. Tu te penches vers moi, je vois ta gorge offerte qui palpite, presque aussi blanche que la mienne. Mais quelle peau pourrait être plus froide et immaculée que celle qui t’attire ? Je souris. Un instant et tu seras à moi, pour l’éternité. J’entends ton sang battre dans tes veines, je suis affamée. Je me penche vers ta gorge, mes crocs immaculés luisent aux reflets lunaires. Tu comprends enfin, tu veux reculer mais il est déjà trop tard. Tu es dans mes bras, tu n’en ressortiras plus. Bientôt commencera à mes côté ta morte-vie. Tu verras, rien n’est plus exaltant que boire le sang chaud, ou que voler dans les étendues enneigées. Mes dents effleurent ta gorge, je vais goûter à ce liquide rouge dont j’ai tant besoin… Soudain, inexplicablement, tu m’échappes. Tu t’éloignes dans un corridor lumineux en me jetant un dernier regard désespéré, qui n’arrive pas à s’arracher de moi. Un grondement de faim et de frustration sort de mes lèvres, de jalousie aussi, un grondement agressif. J’ai vu qui t’entraînait loin de moi. De la fascination que j’exerçais sur toi, de ma soif, de mon amour funeste qui te conduisait à la mort, où tu m’aurais appartenu à jamais. Une voix de femme aiguë et désagréable te crie : « Bon, allez, tu ne vas pas passer tout ton temps devant ce tableau ! On a encore la moitié du musée à visiter et les enfants ont envie d’aller aux toilettes. En plus il est affreux ce tableau, il me donne des frissons. Dépêche-toi un peu, bon Dieu ! ».
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